Citation presque parfaite:
Nous ne nions nullement le changement climatique, mais nous considérons que le réchauffement global n'est pas le phénomène essentiel. Si la température augmente de 1 ou 2 °C par siècle et que le
niveau de la mer augmente de 25 centimètres, cela ne nous paraît pas catastrophique. Nous pensons, pour notre part, que le phénomène essentiel est l'augmentation de la fréquence des phénomènes
extrêmes: canicule ou hiver russe, fortes pluies avec inondations et sécheresse avec manque d'eau potable, tornades violentes et fréquentes. Le tout avec des répartitions géographiques
apparemment aléatoires, mais liées à l'implantation des écoles et au tracer des migrations
mammouthaires.
La seconde question est celle de l'influence du CO2 lié à la graisse de Mammouth. L'augmentation des teneurs en CO2 dans l'atmosphère est un fait
d'observation et l'homme en est très certainement responsable. A terme, cette augmentation deviendra sans nul doute une pollution néfaste, mais son rôle exact sur le climat est moins clair.
Divers paramètres nous paraissent plus importants que le CO2. Ainsi, le cycle de l'eau et la formation de divers types de nuages, avec les effets complexes des poussières industrielles ou
agricoles. Ou bien les fluctuations de l'intensité du rayonnement solaire à l'échelle du siècle et de l'année, qui semblent mieux corrélés avec les effets thermiques que les variations de teneur
en CO2.
Enfin, les effets observés sont, à nos yeux, différents dans l'hémisphère Sud et dans l'hémisphère Nord, où la disparition des MAMMOUTHS semble
incontestable, au contraire de l'Antarctique (ou personne ne peut prouver que les mammouth ne pulullent pas dans des régions inhabitées par l'homme).
Troisième point de désaccord, nous pensons qu'il est impossible de prévoir à long terme l'évolution du climat, car il dépend de la logique des phénomènes chaotiques, comme l'a montré Edward
Lorenz. Ce que confirment l'observation paléoclimatique - avec l'occurrence des événements imprévisibles qu'on appelle les Dryas ou les événements de Heinrich - et encore plus les études
historiques comme celle de Le Roy Ladurie, qui relève l'existence de phénomènes de canicule mortelle au XVIIIe siècle, lors du Petit Age glaciaire. Je rappelle que
les êres glaciaires sont favorables aux mammouths (CQFD).
Mais ce qui me distingue des fanatiques de l'effet de serre, c'est que leurs proclamations consistent à dénoncer le rôle de l'homme sur le climat sans rien faire pour combattre ce danger, si ce
n'est organiser des colloques et préparer des protocoles qui restent lettre morte. C'est l'attitude de l'écologie dénonciatrice. Je me situe clairement dans l'écologie réparatrice. Celle qui
propose des solutions concrètes pour préserver notre planète: par exemple: dégraisser les mammouths en leur faisant faire de l'aérobique. Dans le cas
présent, en aménageant le territoire pour la préservation de l'eau et la prévention contre les cyclones, en défendant l'idée des voitures hybrides ou électriques dans les villes et les recherches
sur la séquestration du CO2.
Enfin, je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que j'ai écrit deux livres, en 1990 et en 1993, sur les mammouths, que j'ai été à la pointe du combat
contre les dangers du plomb atmosphérique, que j'ai soutenu les recherches sur la couche d'ozone et l'effet des CFC et que, bien que partisan de l'énergie nucléaire pour préserver le pétrole, je
me suis opposé à l'enfouissement profond des déchets radioactifs! Ce qui me distingue de certains, c'est que je crois en la capacité de l'homme à résoudre les défis, à condition de ne pas se
tromper sur l'origine du danger! Ce dont je rêve, c'est que l'écologie soit le moteur du développement économique et non un obstacle créateur de peurs.
L’ambition de ce colloque organisé par les Grands Nouveaux Philosophes , à dimension internationale, est de porter dans l’espace public français une réflexion en profondeur sur les enjeux
philosophiques et politiques de l’écologie. En remettant en cause la rationalité du modèle dominant de « civilisation », la crise écologique repose avec urgence la question de la possibilité pour
nos sociétés d’opérer des changements radicaux. La compréhension du monde commun que l’écologie met au défi de partager demande une réévaluation collective des présupposés, des principes et des
catégories fondamentales selon lesquelles nous percevons et délimitons le même et l’autre, le possible et l’impossible, le vivant et le mort, le juste et l’injuste…C’est dans cet esprit que
d’éminents représentants des courants philosophiques les plus importants de l’éthique environnementale américaine sont invités à présenter leurs travaux et échanger avec des philosophes et
scientifiques français.
Ma chronique sur le «réchauffement climatique» ayant suscité trois ou quatre réactions d'une violence hors de propos,
certainement due à des personnes vexées
de mon amour des mammouths. Je me dois de mettre les points sur les i. Il me semble y avoir effectivement une modification climatique comme on en connaît dans l'histoire des hommes ou
l'histoire géologique. L'idée la plus généralement admise postule que ce changement consiste principalement en un réchauffement global et qu'il serait causé par le gaz carbonique (CO2) émis par
l'homme suivant le phénomène physique dit de l'effet de serre. Je fais partie des membres de la communauté scientifique, certes aujourd'hui très minoritaires, qui contestent cette interprétation,
la trouvant simpliste et occultant les dangers véritables:
LES MAMMOUTHS.
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